Accueil 2017-05-11T15:11:51+00:00

DANIEL DRUET, sculpteur, est né en 1941.

Elève de Louis Leygues à l’Ecole Nationale Supérieure des BeauxArts, il obtient le premier prix du Concours d’Art Monumental en 1966, et deux grands prix de Rome en 1967 et 1968. Il est ensuite pensionnaire de la Casa de Velazquez de 1969 à 1971. Il expose régulièrement dans les salons : « Comparaison », « Biennale Internationale », « Formes humaines » à Paris, « Arts en Yvelines » dans l’Orangerie du Château de Versailles, mais aussi au Salon d’Aix-la-Chapelle, au musée des Beaux-Arts de Rouen, etc. Il présente une exposition personnelle à l’Espace Pierre Cardin et à Bruxelles et ses œuvres figurent dans de nombreuses collections privées.

Son activité pour le musée Grévin lui a permis de réaliser les portraits des personnalités les plus marquantes de notre époque: vedettes du showbiz, hommes politiques, écrivains et sportifs sont venus poser dans l’atelier de Daniel Druet. Ces face à face entre artiste et ses modèles ont été riches d’émotions, d’étonnements et de troubles.

« J’ai vu un ange dans le marbre et j’ai seulement ciselé jusqu’à l’en libérer ».

C’est par cette expression laconique que Michel-Ange révélait à ses contemporains et à nous autres aujourd’hui, le secret de son génie, la part indicible et supposée divine de ce que l’on nomme communément un don.

Mais au-delà du sens, il y a chez l’artiste cette volonté de transmettre une évidence, une simplicité qui ne s’apparente en rien au désuet, mais qui fait jaillir, au cœur de l’œuvre, ce qui s’avère être essentiel.

Simple et essentiel, ce sont ces mêmes notions qui éclairent nos esprits lorsque l’on contemple le travail de Daniel Druet. Les néophytes que nous sommes, du moins pour la plupart d’entre nous, s’émerveillent de ce qui semblé être le fruit d’une génération spontanée tant la lecture de l’œuvre paraît limpide, nous orientant, imperceptiblement, vers les voies de la vérité, de l’authenticité.

Car, c’est un fait, Daniel Druet n’a jamais cédé aux phénomènes de modes, à cette inertie à laquelle nous renvoie la souvent « éphémère tendance ». Ouvrier perfectionniste, artisan dans le geste, artiste dans l’âme, Daniel Druet est peut-être cet ange échappé du marbre de Michel-Ange qui fait résonner à l’intérieur de matière le son de la pérennité et la vibration de l’absolu.

Marc Lesage – Directeur de l’Avant-Seine (Théâtre de Colombes)

«  Cire, le point de départ »

Le point de départ de la réalisation de tout personnage de cire réside en une recherche que l’on pourrait qualifier de « psychologique ».

Cette étape initiale est indispensable et se traduit soit par une rencontre avec le modèle (la séance de pose) lorsqu’il s’agit d’une personnalité contemporaine, soit, pour les figures historiques, par une investigation à travers les livres – les biographies notamment – et, bien entendu, les peintures, sculptures et portraits de toutes sortes (dessins, gravures, estampes etc…) à l’effigie du personnage.

Un personnage dont il s’agit de reconstituer l’image en allant, si l’on peut dire « au-delà des apparences », par une sorte d’hologramme intellectuel, car le relief d’une figure de cire, sa « présence » exige cette superposition de l’image physique et de l’image psychologique.

Tout au long de la réalisation – modelage, moulage en cire, peinture et maquillage, pose des yeux de verre (de véritables prothèses médicales), plantation de cheveux (véritables, eux aussi), ou choix des perruques – il est indispensable que le sculpteur ait à l’esprit le caractère profond de son personnage.

La morale de cette démarche ? On devrait pouvoir se dire au terme de ce travail, s’agissant par exemple, d’un personnage historique: « Je le connais, je l’ai rencontré… »

Daniel Druet

Avec talent, Daniel DRUET donne corps à la matière pour lui donner un supplément d’âme.

Il parvient en effet si bien à capturer l’expression du sujet, l’émotion qui le traverse qu’on se prend à douter de l’immobilité de son oeuvre. Il est vrai que tout chez lui exprime la vie et le mouvement.

Albéric de MONTGOLFIER, Président du Conseil général d’Eure-et-Loir.

Visite d’atelier.

Dès l’instant où le visiteur entre dans l’atelier de Daniel Druet il se passe un moment de silence devant la découverte de ces têtes alignées sur les étagères qui scrutent les nouveaux arrivants.
C’est le choc !
Nous sommes venus pour voir et c’est nous qui sommes vus.
En effet, plus de 80 têtes connues ou inconnues vous dominent du haut de leur perchoir.
Le moment de surprise passé, nous découvrons l’énorme travail réalisé par ce sculpteur d’exception.
Tout d’abord, le dessin extraordinaire, juste et raffiné, élégant mais pas académique, tout simplement libre d’expression.
Et puis, le modelage de la terre devant son sujet, instant stupéfiant d’exaltation pour saisir l’expression, la ligne, la caractéristique du personnage qui pose, pour en extraire le résultat presque final avant le plâtre et enfin le bronze.
Autant d’étapes que d’émotion, il apparaît que Daniel Druet travaille sur les notions de mémoire, présent et avenir.
Après avoir apprécié le talent, mais aussi la modestie face à ses oeuvres nous saluons l’artiste qui a su faire comprendre au visiteur que nous étions, que seul le travail et toujours le travail reste l’essentiel.

Jean-Claude LETHIAIS